ESSAIS
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Prix : 20 €Format : 130x195mmPages : 384 pagesISBN : 978-2-916952-55-0Date de parution : avril 2011

L'impératif de désobéissance

Fondements philosophiques et stratégiques de la désobéissance civile

La notion de désobéissance civile connaît aujourd’hui un regain d’intérêt qui n’exclut pas toujours les approximations. Les noms de Thoreau, de Gandhi, de Martin Luther King, étroitement liés à son histoire, font désormais partie de la culture générale.
Mais on ne sait pas toujours que l’idée d’une obéissance conditionnelle à l’État et à ses lois émerge, sous la plume d’un John Locke, dès le XVIIe siècle ; que la désobéissance civile fut, à l’exemple des universitaires norvégiens en 1942, un des modes de résistance à l’occupation nazie ; qu’en Pologne notamment, c’est une authentique campagne de désobéissance civile qui précipita l’effondrement du régime communiste... De Tolstoï à John Rawls, de la « marche du sel » en Inde aux « faucheurs volontaires » en France, ce concept s’est sans cesse enrichi sur les plans philosophique et stratégique. En un dialogue fertile avec les textes fondateurs et les grandes campagnes historiques, Jean-Marie Muller explique tous les ressorts de la désobéissance civile, et nous montre ce qu'elle est avant tout : un impératif personnel d'éprouver la légitimité de la loi ; et le cas échéant, la faculté de rompre avec son cadre rassurant.
Jean-Marie Muller en homme de terrain, montre que la désobéissance civile, contre l'inertie des institutions, l'autisme des professionnels de la politique, la prolifération des lois et leur usage électoraliste, les pratiques policières et judiciaires abusives, constitue pour les citoyens, une arme redoutable en même temps que l'occasion de reprendre enfin leur voix dans le débat démocratique.

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Avec le soutien de la Direction régionale des affaires culturelles Île-de-France